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Comprendre et prévenir les mues problématiques chez les reptiles

L’état de santé des reptiles dépend en général de leurs situations environnementales. Une mauvaise condition de vie peut rapidement entraîner des troubles plus ou moins sévères, notamment les mues problématiques. Quelles sont les causes de la dysecdysis chez les reptiles et comment la traiter ? UCHL répond à toutes ces interrogations.

La dysecdysis ou le trouble de la mue : un problème fréquent chez les reptiles

Les troubles de la mue atteignent toutes les espèces de reptiles de compagnie, principalement les squamates. Ils sont beaucoup plus fréquents chez les serpents que chez les lézards. La mue se fait en général en une seule pièce pour les ophidiens et en lambeaux pour les sauriens. En ce qui concerne les tortues, ils perdent leurs écailles à intervalles irréguliers.

La dysecdysis se manifeste par la persistance de fragments secs de mue sur le tégument du reptile. Celui-ci présente donc un aspect terne et déshydraté. Cette affection peut être très dangereuse pour la santé du reptile. Elle peut empiéter sur sa vision et entraîner une cécité ou augmenter le risque d’infection.

La persistance de la mue au niveau des paupières peut causer des dysfonctionnements et des conjonctivites chez les sauriens. Elle peut également provoquer une nécrose ischémique en asphyxiant le tégument sous-jacent.

Les causes des mues problématiques

Les troubles de la mue sont le plus souvent dus aux conditions de maintenance inadéquates. Ils peuvent résulter de dermites ou d’un mauvais état général du reptile.

Les principales causes d’une dysecdysis sont environnementales ou pathologiques. Les mues problématiques peuvent être dues à une température ambiante insuffisante ou une hygrométrie trop faible dans le terrarium. Des manipulations régulières de l’animal en période de pré-mue peuvent créer des fragmentations de l’exuvie et entraîner des difficultés lors de son décollement.

mue serpent

Un état de déshydratation chronique, d’anorexie ou de malnutrition peut aussi causer une dysecdysis. De nombreuses affections cutanées sont susceptibles d’empêcher le bon déroulement des mues. L’activité thyroïdienne intervenant sur le renouvellement de l’épiderme peut entraîner des modifications de la fréquence de ces dernières. Le risque de la dysecdysis est plus élevé chez les reptiles souffrant de troubles neurologiques, qu’ils soient périphériques ou centraux.

Prévenez et traitez les mues problématiques chez vos reptiles

Il existe quelques gestes à adopter pour prévenir et traiter les troubles de la mue chez vos reptiles. Parmi ces pratiques, on retrouve :

  • vaporisation d’eau sur le corps du reptile,
  • bonne hydratation de la peau,
  • réajustements des conditions de maintenance…

Vaporisez de l’eau sur le corps de votre animal pour faciliter le décollement de l’exuvie. Vous pouvez lui faire prendre des bains d’eau tiède à 30 °C pendant 1 à 2 heures. Installez un support dans le bain et surveillez pour éviter tout risque de noyade. Le reptile peut être enveloppé d’une serviette chaude et humide.

L’une des stratégies simples consiste à bien hydrater l’animal. Vous pouvez retirer les fragments d’exuvie à l’aide d’un mouchoir légèrement humidifié. Vérifiez le bon décollement des lunettes précornéennes chez votre serpent ou votre gecko. En cas de persistance de l’écaille supraoculaire, appliquez délicatement un coton imbibé d’eau tiède ou d’un gel de larmes artificielles pour l’enlever en douceur.

N’oubliez pas de corriger les paramètres environnementaux pour faciliter l’élimination des lunettes précornéennes lors de la prochaine mue. En fonction des besoins du reptile, vérifiez et réajustez les conditions de maintenance.


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